Histoire de Guérigny

Un promeneur qui découvre notre ville ne manque pas d’être surpris à la vue de l’ancre de marine qui ouvre la perspective des allées Babaud de La Chaussade face à l’entrée de la cour d’honneur du château du même nom. Que fait cet objet dans une cité située à plus de 500 kilomètres de nos côtes ? L’étonnement éveille la curiosité et c’est toujours avec force détails et une certaine fierté que nous dévoilons l’histoire étonnante de Guérigny.

Histoire de Guérigny

Au XVIIe siècle, la commune de Guériqny constituait la plus petite paroisse de la région.

Le 27 septembre 1706 naissait à Bellac Pierre Babaud de la Chaussade qui donna à Guérigny la vocation métallurgique par son travail pour la marine royale de l’époque.

Profitant des ressources naturelles environnantes, principalement le minerai de fer, les forêts de chênes et de nombreux cours d’eau, Pierre Babaud de la Chaussade implante et développe les forges royales. C’est avec le développement de l’industrie métallurgique et l’action de Pierre Babaud de La Chaussade (1706-1792) que Guériqny est devenue au XVIIIe et XIXe siècle la commune la plus importante du Val de Nièvre et par la suite un chef lieu de canton.

On lui doit notamment la reconstruction du centre bourg, à son emplacement actuel autour de son château, les zones industrielles, ainsi que le site des Allées, de l’église Saint Pierre (consacrée en 1767) avec sa place. Pendant plus de deux cent cinquante ans, l’urbanisme de notre cite continuera de se développer autour des bâtiments qu’il avait installés.

Héritieres d’une longue tradition métallurgique, les Forges de la Chaussade constituaient au XVIIIe siècle l’une des manufactures les plus importantes de France. Elles furent achetées par le roi Louis XVI en 1781. Spécialisé dans la fabrication de pièces pour la Marine, l’établissement a poursuivi son activité à Guériqny jusqu’en 1971 en qualité de Forges Nationales de la Maine.

Pierre Babaud de la Chaussade, Grand Capitaine d’industrie, marqua durablement l’histoire industrielle du Nivernais.

Les bâtiments du site du Vieux Guériqny, classés ou inscrits a l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, sont l’objet d’importants travaux de restauration menés par la ville de Guériqny et l’association Les Amis du Vieux Guériqny sauvant ainsi de la ruine des bâtiments industriels chargés d’histoire tout en rendant un hommage particulier aux ouvriers du fer qui ont travaillés en ces lieux au service de la marine.

Une des fiertés des forges de Guérigny est d’avoir fabriqué, par « moulerie », les ancres du paquebot « France ».

 



Sources : livre "La grande histoire de Guérigny de 1355 à nos jours", Encyclopédie Wikipedia
Les cartes postales proviennent de collections privées.